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Quelle voiture pour demain ?

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Quelle voiture pour demain ?

De plus en plus connectée, la voiture deviendra, dans les prochaines années, complètement autonome. Où en sont les progrès ? Quels sont les avantages de la conduite autonome ? Comment la loi et les assureurs s’adaptent-ils à cette (r)évolution ? Point sur les dernières innovations dans l’automobile.

Confortablement installé dans votre siège, vous lisez votre journal, dos à la route, pendant que votre voiture vous emmène au travail… Ne fantasmons pas, ce n’est pas encore pour demain… mais c’est pour bientôt !

La voiture 100 % autonome : pas avant 2030

Freinage d’urgence autonome, détecteur de collision, caméra de recul, stationnement automatique, régulateur de vitesse adaptatif… Des voitures équipées de systèmes sophistiqués circulent déjà grâce à des dispositifs d’aide à la conduite. Il faudra encore attendre 4 ou 5 ans avant que ne sortent des modèles pouvant conduire en autonomie, sous supervision d’un conducteur, et encore une dizaine d’années pour monter à bord d’un véhicule 100% autonome. En attendant, les tests se multiplient sur route et la « Google car » du géant américain se balade sur les routes de la Silicon Valley. D’après une étude du cabinet Oliver Wyman, près de 30% des voitures produites dans le monde seront partiellement ou totalement autonomes d’ici 2035.

Quels seront les avantages des voitures robots ?

Premier intérêt : la sécurité. Même si la fiabilité des capteurs n’est pas infaillible (en témoigne l’accident sur Tesla survenu en Floride en mai 2016), le véhicule autonome permettra d’améliorer sérieusement la sécurité routière. Sachant que, selon l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière, l’erreur humaine est à l’origine de 90% des accidents, la voiture robot devrait rendre la route plus sûre.
Parmi les avantages, on prévoit une meilleure fluidité du trafic. Les conducteurs pourront transformer le temps perdu en embouteillage en temps efficient. Plus écologique aussi, les voitures autonomes intégreront des programmes optimisant la consommation d’énergie qui permettront de réduire la pollution.
Enfin, la voiture autonome redonnera de la mobilité aux personnes handicapées ou dépendantes.

Une réglementation qui s’assouplit en faveur de la conduite automatisée

En mars 2016, l’UNECE (United Nations Economic Commission for Europe) a ouvert la voie à la conduite automatisée en modifiant la Convention de Vienne sur la circulation routière qui datait de 1968*. Les systèmes de conduite automatisée sont désormais autorisés sur les routes, à condition qu’ils soient conformes aux règlements des Nations Unies sur les véhicules ou qu’ils puissent être contrôlés voire désactivés par le conducteur. D’autres avancées réglementaires (notamment sur les fonctions de direction à commande automatique) devraient voir le jour.
En août 2016, le gouvernement a officiellement autorisé, les expérimentations des voitures à délégation de conduite sur les routes françaises.

De leur côté, les assureurs travaillent sur la question des responsabilités

L’introduction de l’automatisation dans la voiture autonome soulève de sérieux problèmes de responsabilité. En effet, en cas d’accident, à qui la faute ? Au conducteur, au constructeur, à l’équipementier, à l’éditeur de logiciel… ? Les assureurs s’intéressent de près à la question.

Dans l’assurance automobile, les offres connectées se développent

Connexion automobile oblige, les assureurs commencent à proposer des applications connectées : après le « pay as you drive » (payez pour ce que vous conduisez) qui permet aux assurés de payer leur assurance en fonction du kilométrage, voici le « pay how you drive » (payez comme vous conduisez), une formule qui module le tarif de la cotisation, à la hausse ou à la baisse, en fonction du comportement de conduite. L’objectif : inciter les assurés à adopter une conduite respectueuse et responsable. Ces applications, reliées au GPS du smartphone, mesurent la vitesse, l’accélération, le freinage et même les virages. Déjà largement déployée en Italie, au Royaume-Uni et aux Etats-Unis, l’assurance auto connectée n’en est encore qu’à ses balbutiements en France.

* Auparavant, la Convention de Vienne imposait que le conducteur soit continuellement maître de son véhicule et qu’il conserve les mains sur le volant.

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