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S’assurer pour la conduite accompagnée

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S’assurer pour la conduite accompagnée

Pratique pour se préparer au permis, la conduite accompagnée attire environ 200 000 candidats chaque année. L’apprentissage peut démarrer dès 15 ans et comporte beaucoup d’avantages... y compris au niveau assurance !

L’Apprentissage Anticipé de la Conduite (AAC), couramment appelé conduite accompagnée, permet d’apprendre à conduire sous la tutelle d’un accompagnateur. L’apprenti doit être inscrit dans une auto-école agréée. Cette formule se déroule en deux phases : une formation initiale dispensée par l’auto-école et la conduite accompagnée.

Pour ce faire, il faut :

  • avoir  plus de 15 ans,
  • l’accord des parents ou du représentant légal,
  • l’accord de l’assureur du véhicule,
  • avoir réussi l’épreuve du Code de la route,
  • avoir suivi une formation pratique de 20 heures minimumen auto-école avec délivrance de l’attestation de fin de formation initiale.

En conduite accompagnée, le jeune conducteur doit comptabiliser 3 000 km minimum pendant une période d’au moins un an et passer des bilans d’évaluation avec son moniteur. Il peut passer son permis à 17 ans et demi, mais il ne pourra conduire seul qu’à ses 18 ans.

Les avantages de l’AAC

Economique, puisque le jeune acquiert une expérience pratique et gagne de l’assurance au volant, la conduite accompagnée présente de nombreux avantages. Elle permet :

  • de réduire le nombre de leçons à l’auto-école (et donc le coût !) ;
  • d’augmenter ses chances de réussite au permis du premier coup ;
  • d’obtenir un tarif préférentiel sur son assurance jeune conducteur ;
  • de réduire la période probatoire 2 ans au lieu de 3 ans une fois le permis en poche (les 12 points sont donc acquis au bout de 2 ans au lieu de 3 si aucune infraction n’a été commise).
Un conducteur en AAC a plus de 75% de chances d’obtenir son permis.
Source : Prévention routière

L’accompagnateur doit être titulaire du permis B depuis au moins 5 ans sans interruption et ne pas avoir été condamné pour certains délits (homicides et blessures involontaires, conduite sous l’emprise d’état alcoolique, délit de fuite…).

AAC, conduite supervisée et conduite encadrée : quelles différences ?
Sous la tutelle d’un accompagnateur également, la conduite supervisée s’adresse aux jeunes de plus de 18 ans qui veulent compléter leur formation à l’auto-école pour accroître leurs chances de réussite au permis. La conduite encadrée quant à elle, est réservée aux jeunes de plus de 16 ans qui préparent un diplôme professionnel menant aux métiers de la route.

L’indispensable extension de garantie

Avant de passer le volant à votre enfant, demandez à votre assureur, dès l’inscription à l’auto-école, une extension de garantie de votre contrat auto pour la conduite accompagnée. Il vous adressera un avenant. Généralement, cette extension n’entraîne pas de surprime.

Que se passe-t-il si l’apprenti conducteur cause un accident en conduite accompagnée ?

L’assuré est responsable de son élève. Si ce dernier cause une infraction ou est responsable d’un accident, c’est l’accompagnateur qui sera pénalisé (amende, retrait de points ou malus). Les contrats auto prévoient généralement une franchise « conducteur novice » (majorée) en cas d’accident responsable causé par le jeune conducteur en AAC.

Et une fois le permis décroché… Une assurance auto moins chère

Les assurances auto appliquent en principe une surprime aux jeunes conducteurs qui apprennent de façon « classique ». Le conducteur qui suit l’AAC bénéficie de tarifs préférentiels :

  • la 1ère année, la surprime normalement demandée aux conducteurs novices est réduite de moitié (50 % maximum au lieu de 100%) ;
  • la 2ème année, la surprime est à nouveau réduite de moitié si l’assuré n’est responsable d’aucun accident ;
  • la 3ème année, elle est supprimée.

Un privilège accordé grâce à une longueur d’avance de 3 000 km !

 

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